TAAJ, masque de l’Himalaya

TAAJ, masque de l’Himalaya

  • On dit souvent que pour la peau « Less is more », seulement voila je suis accro aux masques et aux gommages. Quand j’en croise un dans les rayons de ma parapharmacie (ou sur internet!), il est rare qu’il ne finisse pas dans mon panier.

    Depuis peu je suis partie en quête d’un remplaçant au masque apaisant hydratant d’Avène dont j’apprécie la texture, l’odeur et l’efficacité mais moins la composition.
    Grosso modo, je voudrais le même mais en plus naturel et vous verrez que le masque TAAJ ne m’a pas du tout convaincue. J’ai même rarement été aussi déçue d’un produit …


    Note globale : 6,4 / 20
    Présentation : Tube (plastique) de 75 mL Conservation : 12 mois

    Prix indicatif : 14,50 euros
    Où le trouver : Easyparapharmacie, Amazon

Déclaration INCI

La formule en chiffres : 26 ingrédients

dont 11 d’origine végétale

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13 d’origine synthétique

avec : 1 molécule fortement allergène 4 substances potentiellement comédogènes 2 conservateurs

0 colorants

Sur le papier

Pour faire simple, la composition de ce masque ne m’a pas du tout convaincue.
La raison ? Un mot : le greenwashing (ou marketing vert).

Si vous n’avez jamais entendu parler de greenwashing, sachez que c’est le fait de donner une image verte, naturelle, écologique… à un produit issu de la cosmétique conventionnelle.
En d’autres termes, le greenwashing c’est sous-entendre qu’un produit est naturel, sans réellement le dire, car bien sur cela n’est pas vrai.

Pour repérer ces produits, traquez les mentions « aux extraits de… », « …d’origine naturelle« , les mots « nature », « natural » , les packaging fleuris ou affichant fièrement des extraits végétaux.

Le masque de l’Himalaya est un exemple de greenwashing (même s’il contient plusieurs extraits végétaux, pour le verrez par la suite). Premièrement le nom du produit : appeler un cosmétique « Masque de l’Himalaya », c’est beaucoup plus vendeur et accrocheur qu’un simple « Masque hydratant ». Grâce à la mention « A base d’eau de source de l’Himalaya », le consommateur a l’impression de voyageur et d’appliquer quelques flocons de neige éternelle sur sa peau.

Cette sensation d’exotisme est bien entendu intensifiée avec les mots « Ayurveda » (une médecine indienne), les quelques feuilles dessinées sur l’emballage et enfin les extraits végétaux mis en avant.

Car oui ce masque contient bien des extraits végétaux : rose (astringent), calendula (apaisant), huile d’amande douce (adoucissante),  hibiscus (antioxydant), concombre (hydratant) et réglisse (apaisante).

Le problème c’est que ces extraits végétaux sont noyés dans des huiles synthétiques : les silicones, au nombre de 3 dans la déclaration INCI.
Rappelons que les silicones sont des substances inertes, qui n’ont donc aucune influence bénéfique sur la peau. Pire, ces substances forment un film à la surface de la peau, empêchant les fameux actifs végétaux d’agir, et pouvant même provoquer des imperfections en étouffant la peau.

La plupart des additifs utilisés sont eux aussi peu recommandables. Citons par exemple les émulsifiants éthoxylés (Trideceth, PEG/PPG), les gélifiants synthétiques (Sodium polyacrylate, Carbomer) ou encore le conservateur fortement allergisant er irritant Imidazolidinyl urea.

En résumé, on est bien loin des sommets l’Himalaya et de l’Ayurveda …

Sur la peau

La texture de ce masque est une crème légèrement gélifiée et plutôt liquide. Elle s’étale facilement mais doit être appliquée en couche fine sous peine de couler.
Je la trouve « étouffante » : elle reste à la surface de la peau et ne pénètre pas (merci les silicones ?). Cette sensation est d’ailleurs plutôt désagréable.

TAAJ recommande de laisser poser ce masque entre 10 et 15 minutes. Seulement au bout de quelques minutes, j’ai ressenti des picotements. Une fois rincée ma peau n’était ni hydratée, ni apaisée, ni douce, mais réactive avec de fortes rougeurs sur les joues.

La cause de cette réaction est certainement l’hydrolat de Rose de Damas (2e position de la déclaration INCI) qui a des propriétés vasodilatatrices, et qui n’est donc pas adapté au soin des peaux sensibles ou à rougeurs.

L’odeur du masque est très désagréable et beaucoup trop forte (très loin de l’odeur rafraîchissante promise par la marque !). Je me suis même demandé si le produit n’était pas périmé !

Je rachète ?

Bien sur que non !
Je ne comprends d’ailleurs pas comment ce produit peut être  qualifié d’« hydratant, apaisant et adoucissant » !

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Bref, ma recherche du masque hydratant parfait continue, je pense d’ailleurs avoir trouvé mon Graal ailleurs… 

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